Kasabian Live à Lyon (24.10.09)

Kasabian Live à Lyon (24.10.09)
Après la sortie de West Ryder Pauper Lunatic Asylum, acclamée par la critique, les Kasabian ont entamé leur tournée en ce mois d'octobre. Petit détour par la France: le Bataclan à Paris et le Radiant à Lyon (Caluire et Cuire).
Vers 21h, le groupe prend possession de la scène lyonnaise après une bonne heure de set DJ plus que désastreux, et lance les accords d'une nouvelle chanson, Julie and the Mothman, présente sur le single d'Underdog sorti ce lundi 26 octobre. Le show est parti et montre un groupe très heureux d'être là, dans une petite salle, bien qu'outre-manche, il remplit des stades. Mais comme on dit, ce n'est pas la taille qui compte, et la foule est toute aussi réactive qu'en UK et donne le sourire à Tom Meighan bien des fois!
La set list fait bien sûr la part belle au dernier album sans oublier les tubes précédents: Club Foot, Cutt Off, Shoot the Runner, Empire, The Doberman (magnifique version live par ailleurs). Les Kasabian alternent entre chansons massives, basses et guitares acérées (Vlad the Impaler, Fast Fuse), et morceaux à la limite de l'acoustique (Thick as Thieves, Take Aim). Tom Meighan n'a de cesse d'encourager le public à crier, sauter pendant que Serge Pizzorno donne le ton avec sa retenue légendaire. Très vite la température monte sans jamais redescendre, jusqu'à la fatidique L.S.F (Lost Souls Forever) qui annonce la fin du set sans possibilité de faire revenir le groupe.
Mais c'est comme ça, pendant 1h30, le groupe s'est donné à 200% et laisse un public en nage, complètement épuisé.

Pour ceux et celles qui n'ont pas pu les voir lors de ces deux dates, notez que les Kasabian reviennent en France en février prochain, à l'Olympia, Lille, Strasbourg, Istres et Toulouse qui avait été annulé pour cause de cérémonie de remise de prix en Angleterre.
Setlist de Lyon:
Julie and the Mothman
Underdog
Where did all the love go?
Swarfiga
Shoot the runner
Cutt Off
Thick as Thieves
West Rider / Silver Bullet
Empire
Take Aim
Fire
Fast Fuse
The Doberman
Club Foot

Vlad The Impaler
Secret Alphabets
L.S.F.
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 07:10

Delorentos Live @Whelans (Dublin)

Delorentos Live @Whelans (Dublin)
Ce que j'aime, c'est découvrir des trucs. Mais avant tout, ce que j'adore, c'est vous en faire profiter!
Pour ce faire, je suis partie explorer Dublin et au détour d'un pub, suis tombée sur une affiche des Delorentos. Curieuse de nature, je suis allée faire un tour à leur concert. Comme leur nom ne l'indique pas, les Delorentos sont irlandais et font partie de la scène indépendante dublinoise.
Sur la place de concert, il est écrit que le show commence à 19h30, mais les portes ne s'ouvrent que peu avant 20h. On est en Irlande, il faut s'adapter! Dans le pub, tout est prévu pour passer une bonne soirée, jusqu'à la pinte en plastique pour éviter la casse! En entrant, on découvre une petite salle pouvant atteindre peut-être les 400 places et une simple estrade portant les instruments des artistes.
Vers 20h30, le groupe de première partie, Planet Parade commence. Ce sont trois petits djeuns fort sympathiques musicalement parlant qui prennent la scène d'assaut. Le son est bizarrement réglé (ou est-ce seulement l'acoustique du lieu?) et il est parfois difficile de comprendre tout ce qui se dit dans les chansons. Le chanteur, cependant, fait tout son possible pour attirer l'attention du public bien bavard. C'est un bien dur métier que celui de première partie!
Aux alentours de 21h30, les fameux Delorentos entrent en scène. On découvre alors quatre garçons dans le vent: deux chanteurs/guitaristes, un bassiste et un batteur. Le set se partage assez bien entre les deux chanteurs et malgré la petite taille de la scène, le groupe bouge de gauche à droite, s'échange les micros. En tout cas, ils ont l'air ravi de jouer en ce soir d'Halloween et le public qui scande les paroles de leurs chansons ne les laisse pas indifférent. Musicalement, ça passe vraiment bien dans nos oreilles et nous rappelle parfois Franz Ferdinand, ce qui n'est pas pour nous déplaire!
Le concert ne dure cependant qu'une petite heure et quart mais ça aura suffit à me convaincre (pas bien difficile me direz-vous) à investir dans leurs disques. Et vous?
Set List
You Can Make Sound
Sanctuary
Hallucinations
Body Cold
Do You Realise
Basis of Everything
Leave it On
Editorial
You Say You'll Never Love Her
Leave Me Alone
Idle Conversation
Soulmate
Waiting
The Rules
Secret
——————–
Any Other Way
Eustace Street
Stop
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 07:06

U2 - Live à Dublin (27 juillet 2009)

U2 - Live à Dublin (27 juillet 2009)
En ce dernier week-end de juillet, le coeur de Dublin s'est mis à battre au rythme de U2. Dans tout le centre ville, des drapeaux aux effigies des 4 Dublinois les plus connus du monde flottaient dans le vent froid d'Irlande, les pubs annonçaient des fermetures plus tard dans la nuit pour chaque soir de concert et faisaient résonner les accords de guitare de The Edge dans leurs vieux murs toute la journée. De nombreux fans sont également venus du monde entier pour l'évènement, portant des T-shirts, toutes tournées confondues. U2 à la maison, ça ne se rate pas!
Bono avait annoncé dans le Belfast Telegraph qu'après avoir fait des petites répétitions dans les stades de Barcelone, Nice, Milan, Berlin et Amsterdam, ils étaient fin prêts pour Dublin: « les meilleures dates de toutes ».

Pour ce lundi 27 juillet, dernière date irlandaise, le groupe avait prévu deux premières parties 100% Irish. Bell X1 sont les premiers à jouer dans un stade à moitié vide, alors qu'il est 18h30. Puis, le nouveau phénomène mondial, The Script prend possession de la scène, visiblement tout émus de jouer en première partie de U2. Ils vont d'ailleurs le répéter bien trois fois avant de quitter la scène, les yeux remplis de larmes à cause de l'accueil chaleureux du public un peu plus présent.

20h55, U2 entre en scène sous les applaudissements de 80.000 personnes et lance très vite les notes de Breathe, issue de leur dernier album, No line on the Horizon. La chaleur humaine typique de ce pays vient très vite remplacer le froid et la pluie qui s'arrêtera pendant ce premier morceau. Devant l'imposante structure servant d'écran géant, on peut penser de droit que U2, c'est une grosse machine qui n'a plus besoin de concert pour défendre leur place dans le rock. Mais à aucun moment, on ne sentira d'orgueil de la part de ce groupe. Bono arrive même encore à s'étonner que des gens viennent du Brésil, de la Croatie, de l'Espagne ou de France pour les voir jouer 2h....

Pour la dernière date, U2 met le paquet et propose même New Year's Day qui n'avait pas été joué lors des autres dates. La set list est une compilation des morceaux les plus connus du groupe, laissant carrément de côté le dernier album en expédiant les 6 morceaux en début de show. Bien sûr, Bono profite de ses concerts pour faire passer un message concernant Aung San Suu Kyi, fondatrice de la Ligue Nationale pour la Démocratie en Birmanie, assignée à résidence depuis 20 ans et actuellement en procès pour avoir reçu chez elle pendant deux nuits John Yettaw. Elle risque jusqu'à 5 ans de prison pour avoir enfreint les « règles » d'assignation. Le silence du stade en dit long mais on peut se demander si les gens se rappellent du discours de Bono, une fois sortis du concert...

En tout cas, le show reprend et les écrans géants se plient et se déplient selon le morceaux offrant un côté psychédélique à ce gros vaisseau spacial vert posé au milieu de la pelouse. Le public s'époumone sur Sunday Bloody Sunday, I still Haven't Found what I'm looking for, Where the streets have no name, One, Vertigo, Beautiful Day, With or Without You... Bref, la belle voix de Bono est même parfois couverte par ces 80.000 personnes qui chantent.
23h, la fin du show, après un malheureux petit rappel mais on n'a pas vraiment à se plaindre. On en a eu plein les oreilles, plein les yeux... Le groupe ne s'est pas arrêté une minute pour rendre le concert inoubliable et il a donc rempli son contrat!

SetList
Breathe
No Line on the Horizon
Get On Your Boots
Magnificent
Beautiful Day
New Year's Day
I Still Haven't Found What I'm Looking For + « Movin' On Up »
Stay (Faraway, So Close!)
Unknown Caller
The Unforgettable Fire
City Of Blinding Lights
Vertigo
I'll Go Crazy If I Don't Go Crazy Tonight Remix version + « Relax » and « Two Tribes »
Sunday Bloody Sunday + « Rock the Casbah »
Pride (In The Name Of Love)
MLK
Walk On + « You'll Never Walk Alone »
Where The Streets Have No Name + « All You Need Is Love »
One
Bad »40″ and « Fool to Cry »
Encore:
Ultraviolet (Light My Way)
With Or Without You with « Shine Like Stars » verse
Moment of Surrender
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 13:16

Blur - Live à Fourvières, Lyon

Blur - Live à Fourvières, Lyon
La reformation de Blur pour quelques dates a lancé la sortie de leur best of, Midlife: A beginner's Guide to Blur et plongé les fans dans la courses aux places de concert (peut-être leur dernière chance de les voir en live). Hyde Park à Londres il y a quelques jours, Glastonbury un peu avant, et le festival Oxegen bientôt en Irlande. Seule ville en dehors de UK/Ireland a être élue: Lyon!
En ce dimanche 5 juillet 2009, le théâtre antique de Lyon accueillait les Dieux des années 90, pour plus de 2h de concert électrique, faisant la joie des premiers fans, mais aussi des ptits djeuns venus voir ce qu'était un vrai concert de rock.
Pas de première partie, Blur n'a pas besoin de ça pour chauffer le public. She's so High s'en charge, suivie de très près par Boys and Girls. Le groupe semble ravi de jouer ensemble après presque 10 ans d'absence scénique et le montre bien au public, conquis d'avance. Damon Albarn s'excuse d'entrée pour sa voix fatiguée après les deux concerts londoniens mais à aucun moment, il ne faiblira la cadence ni ne s'abstiendra de crier. Véritable électriseur de foule, Albarn va de gauche à droite, saute dans la fosse en folie, jette de l'eau sur le public... Bref, c'est bien simple, il ne s'arrête à aucun moment, et son public non plus. Country House, Parklife et bien sûr Song2 sont des moments forts du concert. D'ailleurs, cette dernière lance le chaos dans le théâtre. Les coussins donnés au public assis dans les gradins volent jusque sur la scène, donnant une impression surréaliste dans ce décor antique.

Après un concert comme celui-là qui n'a pu contenter que 4400 élus, il ne reste plus qu'à espérer une reformation définitive du groupe!

Setlist:
She's so high
Girls and Boys
Tracy Jacks
There's no other way
Jubilee
Badhead
Beetlebum
Out of Time
Trimm Trab
Coffee & TV
Tender
Country House
Oily Water
Chemical Water
Sunday Sunday
Parklife
End of a century
To the end
This is a low

Rappel 1
Popscene
Advert
Song2

Rappel 2
Death of a party
For Tomorrow
The Universal
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 08:11

Kasabian - West Ryder Pauper Lunatic Asylum

Kasabian - West Ryder Pauper Lunatic Asylum
Les petits protégés d'Oasis, Kasabianreviennent avec West Ryder Pauper Lunatic Asylum, le 8 juin prochain dans les bacs. Autant dire qu'avec un titre d'album comme celui-là, il fallait taper fort ! Et bien c'est réussi ! Annoncé par le groupe, comme un concept-album psychédélique, West Ryder étonne, déroute et fait planer. Il va être difficile d'en parler dans sa globalité sans s'arrêter sur chaque morceau, tellement cet album est éclectique.

C'est Underdog qui se charge de nous ouvrir les portes de ce nouveau monde, sur une mélodie entêtante et entrainante. Le titre est assez efficace et accroche dès les premières notes. Puis, le groupe opère un retour en arrière sur les années acides avec Where did all the love go? et son texte hippy sur le monde actuel et ses guerres. Mais, Swarfiga se charge de briser ce qu'on imaginait entendre et nous rappelle que les Kasabian ne sont jamais là où on les attend. Cet instrumental électro psychédélique ouvre un peu plus les portes de la perception !

Soudain des guitares lourdes reprennent le dessus : Fast Fuse fait son entrée ! Pour la petite histoire, le titre était déjà connu depuis près de 2 ans par les aficionados du groupe puisqu'il était question d'un single, qui finalement ne vit jamais le jour. Mais cessons de bavarder parce que Take Aim, sans doute une des pièce maîtresse du nouvel opus, lance ses violons ! La voix de Serge Pizzorno se mélange aisément à une guitare acérée et tripante à souhait.

On ne sait plus vraiment où on est lorsque Thick as thieves, lance sa batterie. Ce titre, aussi rescapé du single Fast Fuse, est un véritable hommage aux Beatles et aux 60's. On continue dans l'hommage puisque le duo avec Rosario Dawson (Sin City), West Ryder Silver Bullet nous rappelle les duos Gainsbourg / Jane Birkin, sur fond de musique western. L'orchestration est une innovation pour le groupe et une merveille pour les oreilles. Nous voilà alors perdus en plein milieu du désert américain poursuivit par un Vlad the Impaler qui veut notre peau ! On retient d'ailleurs le clip interprété par Noel Fielding du Mighty Bush qui est une réussite.

Il faut se le dire, les Kasabian ont plusieurs cordes à leur arc: ils sont capables de toucher à tout et à toutes les époques du rock! Vlad vient à peine d'éteindre ses guitares lourdes que Ladies and Gentlemen (Roll the Dice) vient une nouvelle fois bouleverser notre petit voyage. Les gars de Leicester nous offrent alors une nouvelle facette de leur talent qu'on ne leur connaissait pas avec cette petite ritournelle un brin mollassone. Mais à peine le morceau est fini qu'on est repartis dans une spirale hallucinogène avec Secret Alphabets, qui nous rappelle avec plaisir le premier album éponyme du groupe. Ces pérégrinations délirantes nous entraînent jusqu'au premier single extrait de West Ryder Pauper Lunatic Asylum, à savoir Fire (sortie le 1er Juin prochain). C'est vraiment le refrain qui fait la force de ce morceau caractéristique des Kasabian: une mélodie efficace, que le public saura reprendre lors des prochains concerts. Par ailleurs, le clip de la chanson dévoilé fin avril montre le groupe braquer une banque avec pour seules armes, leur guitare et pour butin des partitions. Enfin, le groupe clôt son odyssée psychédélique avec Happiness, petite ballade qui se finit (malheureusement) par des choeurs gospels.

Petit à petit, le son baisse et on se retrouve chez nous, complètement déboussolés, avec l'impression d'avoir fait un voyage de plusieurs heures alors qu'il n'a duré que 52 petites minutes !

En disant que West Ryder était différent de leur son habituel, Tom Meighan n'était pas dans l'erreur et nous prévenait de ce qui allait nous arriver. Album ambitieux et définitivement adulte d'un groupe de pseudo petits rigolos... Ils nous ont bien eu !
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# Posté le mardi 26 mai 2009 13:24